L’aspect des rives que vous connaissez remonte au 19 ème siècle. Les quais, les murs n’existaient pas à l’époque et de grandes grèves jalonnaient le pourtour du lac.

 

Ces galets ont en grande partie disparu et il n’en reste que 3%.

 

Leur disparition a réduit la biodiversité du lac. Pour lutter contre cet appauvrissement, le plan d’aménagement piscicole qui réunit tous les riverains du Léman ( VD, GE, VS et la France) soutient l’idée du Chemin des Galets qui vise au maintien des cônes de déjection de ses affluents.

 

Les galets charriés par les cours d’eau devraient rester, dans la mesure du possible, dans la surface lacustre, reconstituant les bases du Chemin des Galets (semblable aux cordons boisés pour la faune de nos campagnes) qui diffère des quais, promenades, etc., qui bordent le lac, créés par l’homme, pour faciliter les accès du pourtour du lac.

Arrivée des galets au lac, embouchure de la baye de Clarens

Plage de la Maladaire, la Tour de Peilz

Après l'action des vagues et des courants,

un des chemins des galets se termine à - 60 m à Rivaz

Fond du lac devant la plage de la Maladaire, la Tour de Peilz

Au fil du temps, les galets nomades ont été emportés par les vagues, ne laissant plus que des galets sédentaires auxquels s’accrochent des algues et quelques galets nomades propres. Le trait blanc donne une idée de la plage d’antan.

 

Pour réhabiliter nos rives, il suffit de remettre les galets extraits aux embouchures des rivières le long de celles-ci, où cela est possible, du bord jusqu’à

– 2 mètres de profondeur sur une largeur de 10 mètres au moins.

Ces grèves auront au moins trois rôles à jouer :

1) Elles amortiront les vagues, celles-ci mourront sur la grève à la place de frapper de plein fouet les murs de protection des quais.

 

2) Les galets qui seront brassés au cours des tempêtes entretiendront le rivage ainsi que le tapis sous-lacustre.

 

3) Elles seront un endroit de détente pour tous et particulièrement pour les baigneurs, les familles dont les enfants pourront apprendre à faire des ricochets ou tout simplement des ronds dans l’eau.

 

Actuellement, le Service des Eaux, Sols et Assainissement prélève chaque année environ 5’000 m³ de matériaux d’alluvions qui sont convertis en matériaux de construction. Quel gâchis!

Place du marché

Dépôt d’alluvions, St-Légier

Enlèvement des alluvions de la Veveyse porté par les vagues jusqu’à la place du Marché

Après avoir reçu ma notice "le chemin des galets", Monsieur le Conseiller d’Etat Charles-Louis Rochat a souscrit à ce projet en accordant son soutien par un subside d’environ 60 % alloué aux Communes qui se prêteraient à de tels projets. Les Communes concernées sont Vevey – La Tour-de-Peilz –Montreux – Veytaux - Villeneuve. C’est un projet d’envergure régionale de Cully à Villeneuve, de longue haleine, 100 % écologique et qui figure dans la Chartre de l’eau de l’ASL (association pour la sauvegarde du Léman) inscrit à l’article no 12 : Les éléments du patrimoine culturel et historique lémanique liés à l’eau doivent être préservés ou restaurés.

 

C’est dans ce but que l’association du Chemin des Galets a été créée en 2006

- Proposer un plan d’action par Commune concernée.

- Si les Communes renoncent à employer les matériaux extraits des embouchures, et permettent à l’association de pouvoir en disposer afin de réhabiliter les endroits les plus démunis en galets.

- Récolter des fonds afin que ces projets se réalisent.

Découvrez la lettre de Monsieur le conseiller d'Etat Charles-Louis Rochat

Toutes les personnes prêtes à s’engager dans ce projet seront les bienvenues.

Plus nous seront nombreux, plus le projet aura des chances d’aboutir.